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La villa Auditore a été bâtie en 1290, à Monteriggioni. Lors de sa construction, un caveau familial a été créé juste en dessous. En l'explorant, on peut y trouver sept stèles sur
lesquel sont gravé l'histoire de Domenico Auditore De Venezia, l'architecte de la demeure et arrière
arrière grand-père d'Ezio.
| Venise 1296 |
J'ai grandi dans une petite maison, a deux pas de la lagune de Venise. De chez moi, je pouvais voir la crête écumante des vagues. Je suis devenu marin très jeune. J'ai d'abord silloné
l'Atlantique en tant que mousse, puis j'ai acheminé des marchandise pour Messer Marco Polo, un client de mon père. J'aimais cette vie.
| À terre |
Un jour, alors que je cherchais du travail à terre, je suis tombé amoureux. Elle avait tout juste vingt ans, mais quand je l'ai regardé dans les yeux, c'était comme si le monde entier s'ouvrait à
moi, plus brillant encore que le soleil. Après cela, j'ai continué de naviguer, mais je ne pouvais m'empêcher de penser à elle. Plus tard, elle est devenue ma femme, et elle m'a donné un
fils.
| Tel père, tel fils |
Cet été-là, par un bel après-midi, Messer Polo m'a fait venir dans son bureau. Mon père était là, ainsi qu'un homme plus âgé, qui portait une étrange cape. Il nous regardait sous sa capuche.
Quand mon père m'a annoncé qu'il était un Assassin, j'ai compris que ma vie allait basculer. Il a retiré sa bague et m'a montré une marque étrange sur son doigt, m'expliquant que notre famille
appartenait à un ordre ancien, dont la mission était de protéger l'humanité.
Puis il s'est tu, et Messer Polo s'est avancé. Il m'a dit que l'étranger en capuche me formerait, et qu'en retour je lui ferais traverser la Méditerranée, jusqu'à l'Espagne. C'est ainsi que j'ai
commencé mon apprentissage avec Dante Alighieri. Depuis, je n'ai plus jamais connu le bonheur.
| Un mentor |
J'ai rencontré Messer Alighieri à plusieur reprises pour préparer notre voyage. Au début, nos conversations concernaient l'achat de marchandises, mais nous avons repidement abordé des sujets plus
profonds: la vie, l'amour, l'honneur et la justice.
Il m'a enseigné que la société était organisée de façon à contrôler les citoyens, à les empêcher de penser et d'être conscients de la réalité. Bientôt, j'ai appris à voir au-delà des lois et des
illusions, et j'ai compris que les gouvernements se servaient de leurs sujets et que nous, le peuple, méritions la liberté.
C'est à ce moment-là que Dante m'a fait lire des passages d'un livre que Messer Polo avait rapporté du palais du grand Gengis Khan. Ce manuscrit, appelé le Codex, parlait de notre ordre, les
Assassins.
| Des adieux précoces |
Nous avons jamais entrepris notre voyage. Dante est mort pendant un séjour à Ravenne, où il était retourné chercher des effets lui appartenant. Très attristé par la perte de mon mentor, je suis
allé informer mon père et Messer Polo de la triste nouvelle. Mais avant que j'aie le temps de parler, on m'a fait entrer dans le bureau et mon père, le visage blème, a refermé la porte derrière
moi.
En état de choc, j'ai écouté ce qu'il avait à dire, sans parler. Dante projetait de mettre le Codex en sécurité en Espagne. Mais on le surveillait. Les ennemis des Assassins, les Templiers,
étaient toujours à l'oeuvre.
Je me suis rappelé ce que Dante m'avait raconté sur les Templiers, et tout est devenu clair: il avait été assassiné. Les Templiers connaissaient notre éxistence et celle du Codex. Mon père,
tremblant, m'a demandé de prendre le Codex et de me rendre en Espagne avec ma femme et mon fils.
En me pressant de quitter la pièce, Messer Polo m'a tendu un petit morceau de papier sur lequel était inscrit un numéro, qui me permettrait de puiser dans son capital, et ceci dans n'importe
quelle banque d'Italie. Je n'avais jamais disposé d'autant de Ducats de toute ma vie.
| Au large |
Nous sommes partis le soir même, notre vaisseau rempli de marchandises que nous comptions vendre sur les marchés de Barcelone. Au debut, tout s'est bien passé. Puis, pour éviter une tempète, nous
avons jeté l'ancre dans port d'Otrante. Les pirates nous ont attaqués sous couvert de la nuit. Quand je les ai repérés, ils étaient déjà à bord.
J'ai caché ma famille dans la cale. Ensuite, j'ai pris le codex, faisant glisser entre mes mains sa reliure en cuir vieillie par le temps, et j'ai brisé le dos du livre. Les pages sont tombées
par terre, en silence. Je les ai cachées dans les coffres et les caisses que j'allais vendre au marché.
Les hommes qui nous ont capturé étaient soûls; je l'ai senti à leur haleine. Quand ils m'ont demandé de leur remettre le Codex, j'ai compris qui les avait envoyés. J'ai contenu ma rage et je leur
ai dit que je l'avais jeté par-dessus bord.
Ils se sont mis à rire. Deux d'entre eux m'empêchaient de bouger tout en ricanant, pendant que les autres déchiraient les vêtements de ma femme. Elle a imploré leur pitié, et puis sa voix s'est
tue. Après en avoir terminé avec elle, ils l'ont jetée à la mer.
Ils ont pris ma cargaison et coulé mon bateau, me laisant à la dérive, accroché à un morceau de bastinguage.
J'ai rejoint la plage avec mon fils. Le lendemain, la mer a rejeté le corps de ma femme.
| Une nouvel identité |
Je n'ai jamais repris la mer.
Sur la route de Florence, j'ai loué une petite chambre et je suis allé dans une banque. J'avais mémorisé le numéro de compte de Marco Polo.
Disposant d'une grosse somme d'argent, je me suis rendu à Venise, déguisé, pour y trouver mon père. Je suis revenu à Florence le jour d'après. Polo et mon père avait déjà été tués.
Après cela, je me suis mis à collectionner les traité d'architecture, j'ai étudié les classique et appris le chant. J'ai pris le nom d'Auditore, qui était porté par des nobles de la cour
florentine. Ils m'ont accepté comme l'un des leurs, et je suis moi-même devenu un noble en apparence. Enfin, j'ai construit cette villa pour mon fils et moi.
C'est alors que j'ai commencé à les traquer. J'ai appris à mon fils à se battre, pour qu'il puisse trouver le Codex et tuer les Templiers. J'étais persuadé qu'enssemble nous parviendrions à
venger l'honneur de ma femme et la mort de mon père, même si je savais que rien ne pourrait les faire revenir.
Les Auditore qui liront ceci ne doivent jamais oublier qu'ils n'apportiennent pas à la noblesse. Vous n'êtes pas du coté de ceux qui nous trompent, vous appartenez au peuple.
Vengez-nous!